• Corrida de Saint-Léger (28/12)

    Après une petite sortie de plus de 2h de route ce vendredi matin avec Vincent, j'ai décidé de me rendre le soir à la traditionnelle Corrida Léodégarienne de Saint-Léger organisée par le Patro et le syndicat d'initiative. Au menu : une course 4 km (2 tours) à 19h30 et un 8 km (4 tours) à 20h00. Comme j'ai jamais vraiment brillé là-bas, j'avais décidé de faire les 8 km en guise d'entraînement.

    Je suis arrivé avec Fany vers 19h25 pour voir le départ de Vincent  qui s'alignait sur le 4 km. 

    Il devait faire environ -1° mais le vent présent rendait les conditions encore plus froides. Après un petit échauffement avec mon coéquipier du BC Rulles Laïos (Sébastien C.), je me suis rendu sur la ligne de départ. Il y avait aussi Gilles (en touriste) et Magali qui étaient présents pour encourager.

    Dès le départ, je me place dans les 5 premiers. Mais je voulais faire un premier tour assez calme et accélérer au fil des 4 tours. Après le premier tour, je suis 9e. Je suis très facile et décide d'accélérer un peu le rythme. Je distance mes 2 compagnons du premier tour. Mais voilà, alors que je revenais sur le 7e et la 6e place m'attendait, j'ai attrapé un claquage à l'arrière de ma cuisse gauche, dans une descente. J'ai ralenti un peu en espérant voir la douleur disparaître mais un peu avant la fin de mon 2e tour, j'avais compris ! J'ai trottiné et puis marché pour rejoindre l'arrivée. C'est la première fois que je dois abandonner dans une course à pied, c'est pas le top !

    J'espère maintenant que je vais vite récupérer mais la CAP, c'est fini pour au moins une semaine. Demain, normalement, je devrais sortir en vélo sur route, à voir ....

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    Photo du départ, je suis 4e ! (en rouge, bonnet noir) Tout allait bien jusque là :-)

    Vous pouvez trouver une multitude de photos sur cette course sur le blog du sympathique et passionné de CAP, Mickaël Henry et de son photographe, aussi motivée, Linda . Ils n'ont fait que 260 km de voiture pour venir participer à cette course ! Le site mondialement connu : espace-marathon 88
  • Course des écureuils à Heinsch.

    logo0-pictureRendez-vous ce dimanche matin dans le petit village de Heinsch (en allemand Heischlingen, en luxembourgeois Häschel, en wallon Hinch et est une section de la ville belge d’Arlon située en Région wallonne dans la province de Luxembourg) . Ce villlage est mieux connu pour ses Gilles de B'Heinsch (c'est pas une connerie, ils fêtent leur 10 ans ).

    C'est la seconde fois que j'allais participer à cette course, la course des Ecureuils, organisée par le club de gymnastique «Les Ecureuils de Heinsch».

    Vers 9h, je retrouve Vincent à la salle des inscriptions. Il fait très doux et magnifique, il ne pleut pas. Après nous être inscrits, nous avons été repérer le parcours des 5,6 ou 5,7 km, distance que j'avais décidé de faire, ainsi que Vincent (Je reprends mes bonnes habitudes).

    Le parcours semble le même que l'année dernière ce qui n'est pas plus mal car je l'avais vraiment bien aimé. Mais voilà, voici un an, le sol était gelé et il y avait du soleil et aujourd'hui, c'est limite bruine et certaines portions dans les bois étaient très boueuses et glissantes. Malgré cela, ça m'a fait un bien fou de recourir dans la forêt. A noter que les organisateurs ont bien écouté les petites critiques des coureurs de l'année dernière car lors du repérage et pendant la course, le balisage était super !

    de retour à la voiture, je fais l'erreur de non pas changer de chaussures en prenant celles de trail vu l'état du terrain mais, en y mettant mes semelles destinées à mes Nimbus. Je vous explique ...


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    Dès le départ, je me retrouve avec Vincent en 7-8e position. Le rythme n'est pas trop élevé. Seul Stéphane Joseph, un coureur que je connais bien et que j'apprécie vraiment et qui faisait un come-back en Gaume, est parti très vite. Je ne sais pas très bien qui fait quoi (grande ou petite distance) car les dossards ne sont pas distinctifs. Dès l'entrée dans le bois (1er km), je remonte en 5e position. Mais dès le 2e km, j'ai commencé à ressentir une douleur vive au pied droit, côté latéral interne. En fait, les semelles n'étaient pas adaptées à mes chaussures de trail et une grosse cloche ensanglantée se formait à cet endroit.

    Vers le 3e km, je passe en 4e position et Vincent n'est pas trop loin, à moins de 10". A la bifurcation, le coureur devant moi prend la direction du grand circuit. Une partie singeltrack très amusante est ensuite apparue. Mais avec la boue et mon pied qui me faisait mal, c'était moins fun !

    Côté moins fun, enfin pour moi, dès le 4e km, c'était une longue côte qui était au programme. Au sommet, Vincent avait fait presque la liaison avec moi mais j'ai relancé un peu pour le tenir à distance. Mon allure n'est vraiment pas extraordinaire mais bon, c'est une reprise. Je franchis le 5e km en 21'59", loin d'être terrible.

    dyn005_original_60_100_gif_2618983_f71cdec8aa496a508e12d8cf6f49b8b6Sur la ligne d'arrivée, je termine finalement en 2e position en 24'12", soit très loin du vainqueur qui est Stéphane Joseph et avec, à tout casser, 10" sur le troisième, Vincent qui pour un gars qui ne court pratiquement plus ... Après avoir vu l'étendue des dégâts de mon pied, direction la buvette pour un bon vin chaud et ensuite, retour au bercail.

    L'après-midi, je suis allé rouler sur route avec Geoffray et nous n'avons pu résister à la tentation d'aller voir le cross de Saint-Mard. Moi, je tenais y aller pour enfin voir Jean-Marie (Delebois) et Vincent (Damoiseaux) dans les labourés. Après avoir parlé avec eux, nous n'avons pu que les regarder que 2 tours car l'heure tournait et la soirée arrivait. Dommage car Jean-Marie semblait très bien placé en Masters ! Je suis rentré finalement dans le noir après 2h39' de vélo. Demain, un peu de repos et la suite de la semaine devrait être ... sportive.

  • Marathon de La Rochelle

    Voici mon dernier article sur le marathon de La Rochelle (30/11).

    Lors de mes remerciements, à chaud, j'ai oublié volontairement une personne qui, grâce à elle, m'a permis sans aucun doute d'aller au bout des 42,195 km. Je tenais donc à le remercier en lui dédiant cette article.
    Au fait, cette personne, c'est le"Gilou"(Gilles Lempereur), mon kiné-osteopathe triathlète avec qui je me suis entraîné de temps en temps, qui m'a permis d'abord de me rendre là-bas en soignant ma douleur à la hanche et surtout , qui m'a élaboré des semelles "magiques" pour un maximum d'amorti et de soutien grâce à son concept PODOSYS, après une analyse posturale.

    Courir 42,195 km sur du bitume était ma plus grande peur car je terminais chaque fois à la limite lors de 10-12 km sur route. Mais grâce à ces semelles, je n'ai jamais eu de problème. Un tout grand MERCI !0020

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    Rassurez-vous, pour 2009, il aura un nouveau vélo, un qui avance plus vite !


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    Le départ vient d'être donné : arrivée sur le quai Duperre.

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    Sur le quai Duperre et son Vieux Port


    On peut me voir au départ vers 48" !

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    7590 partants, ça fait du monde !


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    Les derniers mètres sur "la Cour des Dames". Emotions, émotions !

    MR08-000869Et enfin la zone d'arrivée tant convoitée ! 7229 coureurs termineront ces 42,195 km.

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    Nos récompenses : un veste Asics du marathon de La Rochelle et bien sûr, la bourriche d'huître !


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    Enfin, la médaille finisher ! Sans aucun doute, mon plus beau trophée 2009 !

  • La Rochelle, L'île de Ré, ...

    Petit retour en photos sur le grand weekend marathon à La Rochelle. Suivez le guide ...

    Le samedi matin, nous avons participé à "la Chauffe gambettes" ! Petit échauffement de 4-5 km à partir de l'espace Encan (lieu des inscriptions) pour un petit tour dans la ville à allure très modérée !

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    Il y avait bien 1500 coureurs présents ! Ce qui était bien, c'est que ce petit footing était gratuit (on a tout de même reçu un joli t-shirt technique Asics) et accessible à tout le monde. Il y avait des enfants, des personnes qui seront dimanche présentes pour encourager et certaines, bien entendu, pour courir le marathon.

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    c'est le départ de "la chauffe gambettes" par la traversée d'une passerelle ! Nous étions devant (sur la photo, presque tout à droite) : Fany en bandeau noir et moi en bonnet noir !


    On nous voit entre 32" et 35"


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    Les 3 tours allignées : la Tour Saint-Nicolas, la Tour de la Chaîne et au fond, la Tour de la Lanterne.

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    Le Vieux et Port. A gauche, près du Vieux Port, sur le quai du Carénage, on se croirait en Norvège !

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    Comment de pas parler de fruit de mer à La Rochelle ! Un restaurant à conseiller : la brasserie "André, rue St Jean du Pérot. C'est ici que nous avons fêté la réussite de mon marathon ! Nous étions pas les seuls !


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    Vue du quai Duperré : La Tour Saint-Nicolas à gauche et à droite, la Tour de la Chaîne. En avant-plan, le Vieux Port.

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    A gauche, les 2 tours vues de la "Cour des Dames" (c'est la dernière rue avant l'arrivée !).
    A droite, la place de Barentin et la Grosse Horloge.



    L'ILE DE RE

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    Le pont qui relie "la terre" (La Rochelle) à l'île de Ré.

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    Des phares autours de l'île : le phare des Baleineaux, le phare de Chauveau et à droite, le plus connu : le phare des Baleines.

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    Le petit port de Saint-Martin en Ré.

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    Saint-Martin en Ré


    Prochainement, les dernières photos du marathon de La Rochelle 2008.

  • Trail dans le château de ...

    CHAMBORD !



    Avant de prendre la direction des Charentes-Maritime (LA Rochelle) pour le marathon, nous avons fait une escale dans le Val de Loire, à Orléans, plus précisément à Saran pour une nuitée.

    Le vendredi matin, nous avions décidé de visiter un château de la Loire. Il fallait bien en choisir un et on a donc choisi le château le plus vaste des château de la Loire, celui de Chambord.

    Un car de chinois, quelques autres touristes et nous ! Il n' y avait donc quasi personne, rendant cette visite un peu plus "magique". Installez-vous bien, prenez un petite soupe (il fait glacial dans ce château !)Nous y sommes ? La visite peut donc commencer : en quelques (beaucoup) photos et commentaires, voici un petit retour dans le passé, voici le château de Chambord :


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    Pour comprendre Chambord il faut se laisser gagner par l’exaltation et la démesure de François Ier, tout juste âgé de vingt-cinq ans, qui veut donner au monde le témoignage spectaculaire de ses deux passions : la chasse et l’architecture. Pour en prendre toute la mesure vous devez vous abandonner progressivement à la découverte d’un lieu unique construit au début de la Renaissance. Tout d’abord franchir un mur de 32 kilomètres de long, pénétrer dans une forêt dense et giboyeuse, et découvrir en son cœur un joyau architectural intact. Ensuite il faut se laisser écraser par son gigantisme, en dehors de toute échelle humaine, et vous faire surprendre par cette alchimie des formes et des structures où rien n’est laissé au hasard. Chambord est bien plus qu’un château : c’est une architecture d’exception, une prouesse technique, un colosse de pierres… tout simplement le rêve du jeune roi François.

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    En venant du petit village de Thoury et après être entré dans la Forêt Dominiale de Boulogne par la route de la Comission, voici la première vue du château ! Il impose !
    Construit sur ordre de François Ier pour se rapprocher de sa maîtresse la Comtesse de Thoury qui habitait près de là, la construction eut lieu entre 1519 et 1547 sur une courbe du Cosson, petit affluent du Beuvron, lui même affluent de la Loire.

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    L'allée principale et l'entrée du château : le porche royal !
    Chambord est sans conteste un des châteaux à la silhouette la plus reconnaissable, et constitue l'un des chefs-d'œuvre architecturaux de la Renaissance : 156 m de façade, 426 pièces, 77 escaliers, 282 cheminées et 800 chapiteaux sculptés.

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    Le château dans toute sa grandeur !
    La construction débute en 1519. Le chantier de Chambord fut l'un des plus importants chantiers de la Renaissance. On raconte que 1700/1800 ouvriers y travaillèrent. Il fallu environ 220 000 tonnes de pierres. À défaut de pouvoir dévier le cours de la Loire, selon le vœu de François Ier, on se résoudra finalement à détourner le Cosson par un canal qui alimente les douves. La vie y était rude, d'autant plus que le château a été construit sur des marécages, beaucoup d'ouvriers moururent de la fièvre.

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    Au pied du château, coule le "Cosson" !
    Les charpentiers ont enfoncé des pilots de chêne jusqu'à 12 mètres de profondeur, afin d'établir les fondations du château sur un solide pilotis au dessus de l'eau. Des fouilles préventives réalisées en 2007 ont néanmoins révélé que la tour sud-ouest s'appuie sur un enrochement calcaire, elles ont aussi mis au jour une structure circulaire en moellons, vestiges probable d'une tour du château médiéval qui s'y élevait avant la construction de l'actuel château.

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    Le plan du château repose sur un corps central, appelé le donjon car même s'il n'a jamais eu aucune vocation à la défense, le château de Chambord est construit sur le modèle des châteaux forts du Moyen-Âge. À l'intérieur du donjon, on trouve 5 niveaux habitables. Il y a 4 appartements carrés et 4 appartements ronds par niveau. Entre les appartements, quatre couloirs, venants des "quatre parties du monde" mènent à l'escalier à double révolution au centre. Le roi François Ier, dans un second temps, étend le château d'un quadrilatère et installe ses appartements (plus vastes) dans l'aile orientale. Une chapelle est construite dans l'aile occidentale et est achevée par Jean le Humble sous le règne de François Ier. Cette position de la chapelle et des appartements royaux est rare pour l'époque : le roi, se plaçant en direction de Jérusalem, veut montrer qu'il est le détenteur du pouvoir spirituel dans son royaume.


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    L'escalier à double révolution placé au centre de l'édifice révèle en particulier le style de Léonard de Vinci. Comme son nom l'indique, il comporte deux escaliers, tournant dans le même sens et ne se croisant à aucun moment. Il permet d'accéder à la grande terrasse, elle aussi inspirée d'une idée de Léonard De Vinci, et qui offre une vue sur les cheminées et chapiteaux du toit en faisant le tour du donjon (qui est en fait la partie la plus haute du château et non la prison). Cet escalier est surmonté d'une tour lanterne bien reconnaissable de l'extérieur.





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    Les escaliers extérieurs (côté cour intérieur) des ailes de la Chapelle et Royale.

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    Sur le toit, le domaine de Chambord paraît gigantesque !

    Un domaine de 5 441 ha, dont 1000 ha ouvert à tous, ceinturé d’un mur de 33 km (équivalent au périphérique de Paris), il est le plus grand parc forestier clos d’Europe. Le cerf et le sanglier en sont les espèces emblématiques mais l'on y trouve également plus de 100 espèces d'oiseaux.
    Arrivé sur la terrasse, le visiteur peut remarquer que l'escalier est surmonté d'une tour dite "la Tour Lanterne", elle s'élève à 32 mètres et surmonte toutes les cheminées de Chambord. Son sommet, au lieu d'être coiffé d'une croix, est coiffé d'une fleur de lys (symbole de la monarchie française).

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    De gauche à droite : la Tour de la Lanterne; la chambre et le lit de François 1er (aile royal); une antichambre au 1er étage avec un superbe parquet, la tapisserie de "L'embuscade"(premier quart du XVIIIe siècle,Ateliers de Bruxelles d'après Lambert de Hondt II (1679-1711) et une peinture en huile sur toile du XVIIe siècle de Gaston d'Orléan (1608-1660)

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    L' un des 365 radiateurs d'antan : heureusement qu'il y en avait quelques uns d'opérationnels pour se réchauffer de temps en temps ! A droite, la chambre du roi (appartement de Louis XIV)

    Le domaine, racheté onze millions de francs-or à Élie de Bourbon, est la propriété de l'État depuis 1930 qui le gère par le truchement de l'Association des amis de Chambord. En 1945 un incendie détruit une partie de la toiture du donjon sud-est. En 1947 commence une grande remise à niveau de ce qui est devenu une attraction touristique majeure avec notamment des spectacles Son et lumières.



    Cette magnifique visite terminée (environ 2h30), nous avons pris la direction de Tours (pour reprendre l'autoroute) via les petites routes pittoresques. Nous avons, par cet occasion, fait un petit arrêt au château de CHERVENY (pas de visite, juste photos), vous savez, le château dont Hergé s'était inspiré pour dessiner le château de Moulinsart, le château des ancêtres du capitaine Haddock !

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    Prochainement, la journée de samedi : mon dernier entraînement à pied (avec Fany) avant le marathon, La Rochelle et l'île de Ré !

  • Mon 1er Marathon

    Avant de revenir sur tout le week-end et donc sur "l'avant-marathon", je vais expliquer d'abord le pourquoi de notre venue à LA Rochelle, le jour J marathon. Je vais vous décrire mon 1er marathon minute par minute, km par km, en expliquant mes sensations, mes sentiments, mes pensées, .....
    Mettez-vous à votre aise car ça risque d'être long !


    DIMANCHE 30 NOVEMBRE

    6h45 :

    P1020121C'est le levé. C'est toujours aussi pénible pour nous de se lever tôt un dimanche ! La nuit ne s'est pas trop mal passé malgré un matelas pas au top et malgré ce qui m'attendait ce dimanche. J'ai préféré dormir un peu plus que de me lever 3h avant le départ pour une meilleure digestion du petit déjeuner. Je savais que je n'allais pas manger beaucoup : un banane, du pain d'épice, un peu de semoule et de l'eau et je ne pouvais déjà plus rien avaler.

    Je commence tout doucement à m'habiller en ne sachant pas trop quoi mettre car on annonce de la pluie et du froid. Je décide finalement de courir en collant court (pas de short) et avec 2 pièces au-dessus : un maillot manche courte + un sans manche. Je fais les dernier petits réglages : je mets mon numéro sur le maillot, regarde bien si ma puce tient bien sur la chaussure, place un tube de Overstim's dans ma poche arrière, ... Je m'équipe ensuite d'un training, d'un sweet et d'une veste running + bonnet et gants. Il était temps, pour nous deux, d'aller voir la température ....

    7h50 :
    Voilà, nous sommes à l'extérieur. Il ne fait pas encore jour mais on voit bien que le ciel n'est pas trop nuageux pour l'instant. Ouf ! Il ne pleut pas mais il fait assez froid (4°) et le vent souffle un peu. C'est en marchant et en se trompant un peu de route (j'ai rien compris ! On va dire que c'était le matin !:-), que nous avons pris la direction du centre-ville. On ne croise pas grand monde et cela nous a surpris. On voit bien quelques coureurs s'échauffer mais sans plus. Mais en se rapprochant du centre, tout d'un coup, il y a commencé à avoir plus de coureurs, plus de spectateurs.

    8h05 :
    Nous nous sommes pas encore au centre mais j'en peu plus : je veux courir ! Je faire faire des aller-retour pour arriver avec Fany au Quai Duperre, centre névralgique du marathon (on y passera 5 fois !). En arrivant là, on a vite compris que l'on était en plein milieu de la fourmilière ! Le monde arrivait de partout ! J'enlève mon pantalon de training pour m'habituer à la t°. Une petite photo devant la Tour de la Chaîne et la Tour St. Nicolas et je suis aller voir le Quai Maubec en m'échauffant calmement, quai où avait lieu mon départ. Par bonheur, je partais avec un dossard bleu, c'est à dire dans le sas 3, celui que je voulais : 1000 coureurs devant moi (200 + 800) et 3000 derrière : parfait !
    Je m'échauffe encore un peu sur le quai voisin et vais chercher Fany pour qu'elle m'accompagne jusqu'au départ.

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    Petite photo avant la course sur le quai Duperre pour immortaliser l'événement. Pas évident de trouver un endroit pour se soulager en plein centre ville ! J'ai suivi l'odeur et j'ai trouvé ! :-)


    8h35 :
    P1020125P1020128J'en peu plus, j'entre dans mon sas ! Je me sens pas mal et Fany est beaucoup plus stressée que moi ! Je tente de la relaxer un peu en la rassurant et en rigolant avec elle ! Je m'échauffe en sautant sur place. Il n' y a pas encore trop de monde dans le sas, ce n'est pas encore la cohue. J'ai vraiment hâte de démarrer et d'affronter ces 42,195 km ! Etant dans le sas, je ne pouvais plus ressortir mais l'organisation avait prévue des WC dans une remorque ! Je n'ai pu résister à les tester !
    10' avant le départ, je dis à Fany qu'elle pouvait partir pour se placer un peu plus loin et voir le départ.

    8h55 : c'est le premier coup de pistolet réservé aux handisports (semi-marathon) et les non-voyants (marathon). A ce moment-là, tous les coureurs ont commencé à enlever leur dernière couche (t-shirts, sacs poubelle, combinaisons de peinture, ...). Ca volait dans tous les sens ! La pression montait ...

    8h59'30" : on enlève les barrières entre les sas : on va se placer juste derrière le 2e sas. Je sais que le départ va avoir lieu ...
    Mon objectif : suivre un tempo de 13 km/h (meneur 3h15') le plus longtemps possible !


    9h00 :
    Km 0

    123gifs001C'est le départ !

    Je ne vais mettre que 25" pour atteindre la ligne de départ où sera enregistré mon temps réel ! Mais après à peine 100 m, moi qui ai fait des multiples grands événements en VTT (coupe du monde, championnat du monde, ...), j'ai les larmes qui sont apparues ! Je ne sais pas si c'était l'émotion, le fait d'être encouragé par des milliers de personnes, le fait de mettre entraîner depuis 8 semaines et de n'avoir pensé qu'à ce moment-là, ... je ne peux l'expliquer et n'empêche que cela m'a fait quelque chose !

    Je me suis dit quand-même que je n'allais pas commencer car il me restait tout de même 42 km ! Je passe devant Fany après 800 m et c'est parti ! Je suis bien et je ne force pas. Je prend le rythme que j'ai travaillé, sans accélérer. Le meneur des 3h15' me passe et me prend mètre par mètre. Mon rythme me convient et je laisse partir le "manche violet" car je pensais qu'il allait trop vite. Au km 3,5, c'est le regroupement avec les femmes et les V2, V3 et V4. Il y a beaucoup de monde (8400 partants) mais il n'y a pas de bousculade, du moins, lorsque l'on court. Car arrivé au 1er ravito, c'est un peu le bordel : les gens devant vous s'arrêtent pour prendre quelque chose et il faut les éviter ... mais bon, ça passe. J'avais décidé de bien me ravitailler à chaque ravito en boisson (eau ou glucose) et dès le 2e, en aliment (banane, orange ou sucre).

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    Le départ vient d'être donné ! Les premiers coureurs arrivent dans l'Avenue Jean Guiton ... et moi, un peu après !


    Km 5
    Il fallait le passer en 23'15" et Je le passe en 23'08" ! Je le savais : le meneur, qui est bien 150 m devant moi, va beaucoup trop vite ! J'ai le bon tempo, c'est tout bon !
    Entre le 5e et le 10e km, le meneur des 3h15' va ralentir et moi, qui a la bonne allure, je vais donc tout doucement revenir sur lui. Tout va bien pour l'instant, je suis assez facile.

    Km 10
    J'ai presque rattrapé le meneur 3h15' et je passe sous la grande arche des 10 km en 46'04", soit avec 16" d'avance. Je vois Fany qui m'encourage et c'est très motivant. Juste après l'avoir vu, j'arrive à la place de Verdun où il y avait beaucoup de monde. Et là, ça recommence : la moutarde me monte aux yeux ! Sensations uniques !

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    Les leaders, juste après le km 10. au même endroit, je semble moins souffrir qu'eux ! C'est vrai qu'ils ont plus de 15' d'avance :-)


    Km 15
    Après un retour sur le quai Naubec et un passage au centre ville devant des milliers de personnes (dont Fany), je suis passé au km 15 en 1h09'22" ! Super, je suis toujours dans le coup avec 13" d'avance. J'ai bien senti tout de même que je n'avais pas les mêmes sensations que lors du semi de Hussigny et ça c'est justifié vers le km 19 où j'ai un petit coup de barre. Sur une partie du parcours que je n'aimais pas trop (mais pourquoi ?), J'ai lâché un peu prise sur le groupe qui suivait le meneur 3h15. Au km 20, je décide de prendre mon tube d'Overstim's.

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    Passage vers le 14e km et 1/2 marathon. (Je crois)


    Semi-Marathon
    J'ai bien perdu un peu de temps durant ces derniers km car j'ai accompli le 1er semi en 1h37'48" : j'ai 18" de retard (sur 3h15'). La fatigue et le froid commencent à se faire ressentir un peu plus. En plus, après être passé sous la banderole du semi, je me suis dit : "c'est reparti pour un tour" ! Heureusement, j'ai un gros mental et vers le km 22, j'ai retrouvé des sensations ! Je suis revenu juste derrière le meneur 3h15', je me ressentais très bien. J'ai même hésité à partir devant. J'ai préféré calmer le jeu et rester sagement derrière.

    km 25
    J'ai retrouvé mon rythme et je suis de nouveau pas mal. Je suis passé en 1h55'17" ! Je suis de nouveau en avance sur les temps de passage : 38" en moins ! J'ai hésité plusieurs fois à partir mais j'ai préféré attendre ...

    P1020148km 30
    Je le passe en 2h18'26", soit 4" d'avance. Ca commence à devenir difficile mais je m'accroche. Un peu avant le km 31, on va prendre un portion différente que lors de la 1ère boucle, en rentrant dans un parc. Je vois Fany et lui fait comprendre, en tirant la langue, que je commence à peiner un peu. De retour sur les routes, plusieurs coureurs commencent à ralentir et ne peuvent plus suivre l'allure. Je suis toujours là, je m'accroche. Mais au km 34, j'ai les cuisses en feux ! Je ne peux plus les lever car je suis courbaturé. Je dois donc ralentir le rythme, faire des foulées plus petites et laisser donc partir les 3h15'.


    Passage dans le parc, vers le km 31 !



    km 35
    Malgré le fait que le meneur 3h15' avait 100 m d'avance, je passe ces 35 km en 2h41'42", soit 3" d'avance sur les temps de passage ! Le meneur avait accéléré !
    De toute façon, même si le conducteur en voulait encore, la carrosserie d'en voulait plus ! J'allais donc découvrir le fameux MUR ! J'ai ralenti mon rythme pour passer de 13 km/h durant 35 km, à environ 11,7 km/h. Ici, personne ne pouvait m'aider, c'était moi contre ... moi ! Les km étaient très longs car je les faisais plus de 30" plus lentement ! Tout en luttant pour continuer, je voyais pleins de coureurs qui, pour eux aussi, la fin était difficile. Certains marchaient, d'autres s'étaient arrêtés pour s'étirer ou se tenir les ishios, ... Et bien cela m'a motivé car je me suis dit que j'allais finir ce marathon sans marcher, sans m'arrêter ! C'est ici que le difficulté du marathon prend tout son sens : une lutte contre soi-même ou seul le mental vous fait avancer !

    km 40
    Que c'est long ces derniers km ! je passe ce km 40 en 3h07'10" ! J'ai perdu 2'30" sur mon temps de passage pour faire 3h15', mais ce n'est plus l'essentiel. Je veux et dois terminer ! 2,195 km, c'est pas grand chose, mais après 40 km, c'est énorme ! Pour me motiver, je me suis dit qu'en gardant ce rythme, je pouvait réaliser mon marathon en moins de 3h20' ! On est si proche de la fin mais on ne s'en rend pas contre car c'est tellement difficile, que l'on pense pas à l'arrivée mais au 100 m qui suit !

    Et puis arrive comme par miracle, le dernier km ! On passe devant la foule qui ne cesse de vous encourager, de crier, ... c'est très fort ! Et évidemment, j'ai de nouveau craqué un peu ! J'ai même accéléré un peu le rythme durant ces derniers km car je les ai couru en 12,35 km/h !

    km 42,195
    P1020150On passe sous la Tour de la Chaîne, on tourne à droite et c'est le tapis rouge (en fait, il est bleu !). A 30 m, c'est la ligne d'arrivée. Certains coureurs montrent leur joie en levant les bras, d'autres, trop fatigués, n'ont plus la force de faire le moindre geste. Pour moi, ce fut un sourire et la ligne franchie, en 3h18'14", l'émotion : "j'ai terminé mon premier marathon" !

    J'ai mal partout mais je suis arrivé au bout et c'est l'essentiel d'un marathon, enfin, d'un premier marathon ! Je suppose que je ne ressentirai plus autant d'émotions si un jour, je décide d'en refaire un et ça sera sûrement le cas. J'en ai eu plein la gu..., c'était GEANT ! Le sport dans toute sa splendeur : efforts, sensations, émotions, ...

    Je n'ai qu'un conseil pour ceux qui hésite à faire le grand pas : lancer vous ce défit ! C'est peut-être au minimum 8 semaines d'entraînement durant lesquelles vous ne pencerez qu'à cela (je vous conseille de faire plus !), c'est long, c'est difficile mais au bout de ces 42,195 km, c'est GEANT !

    P1020163P1020154
    L'arrivée ...

    P1020157P1020159P1020161
    La remise des prix : la médaille FINISHER (que j'ai fait graver évidemment car j'en ferai pas des dizaines de marathon :-), la veste ASICS du marathon, et dans une main, la fameuse BOURICHE d'HUITRES ! Nous les avons mangé hier soir, divin !


    Je voudrai remercier tout le monde pour vos messages d'encouragements, vos conseils et vos messages de félicitations !
    Mais je voulais surtout remercier Fany car elle a débuter les entraînements avec moi, a fait la course avec moi en étant très stressé et était présente juste après l'arrivée ! C'est d'abord à elle que je veux dédier cette réussite du marathon.


    J'ai un petit regret tout de même, c'est de n'avoir pas pu rencontrer Anthony Davourie qui me laisse souvent des petits messages sur mon blog et qui était présent aussi à LA Rochelle. Je tiens donc à le féliciter aussi, via mon blog, pour son marathon car il l'a réussi en un temps fabuleux de 2h46'13" (temps réel)! Il voulait le réaliser en moins de 2h48' : mission accomplie ! Pour la petite histoire, il termine 115e (62e SH), tandis que moi, je termine .... 1286e (514 e SH).

    J'oubliais : pas de pluie durant toute la course ! Et mes genoux et/ou hanche me direz-vous ? Aucune douleur ! A rien n'y comprendre !
    Si hier, le fait de descendre ou monter des escaliers était un effort sur-humain pour moi, aujourd'hui, même si les jambes sont toujours très courbaturés, il y a déjà un mieux ! Heureusement, car dès ce vendredi, je débute mon entraînement hivernal ... en vélo !